Grossesse et ostéopathie

L’ostéopathie et la femme enceinte

Pendant 40 semaines le corps de la femme enceinte ne va cesser de se transformer.

   Dès le premier jour de la fécondation les hormones sécrétées par « l’œuf » vont déclencher des modifications dans les différents tissus de la mère afin que le corps soit apte à se transformer et à accueillir bébé au fur et à mesure de sa croissance.

Ainsi très tôt apparaissent les signes « sympathiques » de grossesse : nausée matinale, vomissements, sensibilité aux odeurs, variation des gouts, humeur variable, tension mammaire, somnolence.

   Ces signes sont normaux et inévitables et ne durent que les trois premiers mois. Mais ils peuvent cependant être présents de manière excessive et se prolonger dans le temps à cause de blocage du crâne et du bassin, notamment, antérieur à la grossesse.

   Passé les trois premiers mois de grossesse le fœtus commence à se développer de même que le placenta ce qui entraîne une modification du volume de l’utérus. A mesure que le fœtus se développe les organes internes se déplacent ainsi que le centre de gravité de la maman. Ceci entraîne une modification des courbures de la colonne vertébrale.

Ces changements peuvent entraîner des contraintes au niveau des organes internes se manifestant par des reflux, des ballonnements, de la constipation, des douleurs costales.

La modification des courbures de la colonne s’accompagnent de contractures musculaires. Il en résulte souvent l’apparition de douleur lombaire ou sciatique voire des tensions cervicales, des tensions dans les trapèzes et des maux de tête. D’autant plus que généralement ces adaptations imposées au corps se font difficilement car il existe déjà des blocages avant la grossesse qui sont le résultat de traumatismes passés ou des activités de la vie quotidienne. Il est alors nécessaire de travailler sur ces blocages puis d’appliquer des techniques spécifiques afin que ces troubles disparaissent.

L’augmentation du volume de l’utérus peut entraîner des contractures réflexes de celui-ci perçues comme des crampes ou des contractions. Il est toujours important d’en parler à son obstétricien pour que celui-ci s’assure qu’il n’y a pas de raisons organiques ou fœtales à cela. Si aucune pathologie n’est diagnostiquée des manipulations douces et non forcées peuvent nettement améliorer ce trouble fonctionnel.

Enfin tout au long de la grossesse il est intéressant voire important d’entretenir une bonne mobilité et une bonne élasticité des ligaments des lombaires, du bassin et des hanches afin que le bébé puisse progresser aisément et que la maman l’aider par des mouvements et une poussée efficaces.

  Pour résumer voici les signes qui peuvent vous amener à consulter votre ostéopathe :
-    Nausées / vomissements / tension mammaire
-    Douleur lombaire / cervicale / costale
-    Sciatique
-    Tension / contracture / crampe utérine
-    Reflux / constipation / ballonement.

Comment procède votre ostéo :
-    L’idéal est de commencer le travail de façon précoce afin d’éviter l’apparition des troubles au cours de la grossesse.
-    L’ostéo s’assure de la bonne mobilité des os du bassin, des lombaires, et des côtes.
-    L’ostéo s’assure de la bonne mobilité des organes et de la souplesse du diaphragme (muscle de la respiration).
-    En cas de problème de mobilité, l’ostéo rétablit le mouvement par des mobilisations et des étirements avec l’aide de la respiration de la patiente.
-    Des massages de l’utérus et étirements de ses ligaments permettent de diminuer les tensions et les contractions de l’utérus. Aussi le bébé pourra changer de place plus facilement et même se retourner.
-    Des techniques spécifiques sur le crâne, la colonne vertébrale et le bassin permettent d’estomper les signes « sympathiques » de grossesse et de préparer à l’accouchement.

En conclusion : il est intéressant, dès le début de grossesse, et ce jusqu’au terme d’entreprendre un suivi en ostéopathie. Une à deux séances par trimestre est de ce fait envisageable et sera un bon complément au suivi obstétrical et à la préparation à l’accouchement. L’objectif étant de diminuer voire de stopper les douleurs et les inconforts liés à la croissance du fœtus et à l’état hormonale particulier de la grossesse.

Louis delhotellerie
Osteopathe D.O

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